L’endroit est modeste, simple,
et sans ornements ni décorations ostentatoires.
Composé juste d’une salle et une cour...
Et bien que son édification ne se soit pas trop écartée du style architectural
local aux formes simples et sobres,
l’endroit abrite en
son sein quelques senteurs de l'Andalousie
qu’on ne trouve nulle part ailleurs!
En effet, dans cet endroit,
j'ai entendu la voix de l’Andalousie jaillissant de la terre...
j'ai senti l'odeur de ses édens disparus...
et rencontré son âme errante expatriée...
Dans cet endroit, l'Andalousie a été enterrée, et ne reste d’elle qu’un écho aigu,
célébrant tantôt la joie, tantôt la douleur de l'injustice...
Dans cet endroit, une question m’a fustigé l’esprit :
que reste-t-il de l'homme après la mort?
...qu’est ce que tu as laissé ô Mûtamid après nous avoir quitté? :
une pierre tombale et des mots racontant une histoire de fierté jamais déchue!
Mais, que valent les hymnes de la poésie sans actes réels qui leurs donnent corps et âme dans la réalité?...
De là, je suis sortie, baignée de la nostalgie de ces temps,
en me demandant ce que tu as laissé, ô Mutamid, après ta mort
et ce que nous avons laissé?
Texte d'origine écrit en arabe suite à une
visite du lieu le 12-07-2009/Traduction personnelle
Photo prise par Imane Benelkadi, illustrant un poème qu'Al-Mûtamid avait composé juste avant sa mort
et avait demandé qu'il soit inscrit sur sa tombe.

