Qu’est ce qu’elles ont ces journées
à s’abattre sur nous, fades et médiocres…
comme si elles ont été déracinées de leurs bastions et forteresses,
si violemment, qu’elles s’écroulent sur nos têtes,
accablées, atterrées et d’humeur très maussade…
Qu’est ce qu’elles ont ces journées à avoir l’horizon brisé et les traits incertains…
Car rien ici n’en vaut la peine…
Ici…il n’y a qu’une prison et un cimetière,
pour tous les innocents.
Ici…c’est la contrée des ombres apeurées…
Ici…les oiseaux ne volent pas…
Ici…s’écrasent les gémissements de la fierté et la dignité…
Ici… il n’y a rien ici!
Ici…quand j’aperçois les lieux de l’espoir, ténébreux, lointains et reculés…
je sollicite ma longue nuit de s’achever,
puis-je me réveiller sur une quelconque lueur…
Qu’elle est longue ma nuit!
Et le silence en est le maître ici…
Texte d'origine écrit en arabe/Traduction personnelle
Croquis fait par Imane Benelkadi

